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Le cahier de jeux du petit musulman

 

A-la-decouverte-de-la-Priere.jpgA la découverte de la Prière

2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 15:04

Les anges peuvent-ils refuser d’obéir à leur Créateur ? Non. Allah, dans sa Toute-Puissance, les a créés soumis à Lui. Mais l’homme est bien différent. Parce que lui, il a le choix entre le bien et le mal, c’est-à-dire finalement le choix d’être à la hauteur de sa nature humaine ou de se rabaisser à l’état le plus vil auquel mène l’insoumission (sur les pas d’Iblis).

Alors apparaît une question simple : Qu’est-ce qui fait la hauteur ou la dignité d’être homme ? Et la réponse est simple : La dignité, c’est ce qui fait que, pour une personne, sa vie vaut la peine d’être vécue. Réfléchissez à cette phrase et demandez-vous à vous-mêmes ce qui fait que votre vie vaut la peine d’être vécue…

Cette réflexion peut prendre quelques minutes ou plus selon les individus mais l’essentiel c’est qu’à partir de ce moment-là, 3 pistes d’action vont s’ouvrir à vous :

  • La 1ère piste d’action : Ce qui mérite d’être gardé (en termes d’activité, de relations), ce qui mérite mon temps et mon attention, je le garde, sinon je m’en détourne.

  • La 2ième piste d’action : Je dois donner un sens plein à ce que je fais en l’accompagnant d’une pensée qui a du sens. Ainsi se trace une direction car toute action ne vaut que par son intention et la seule action qui compte (qui aura une valeur dans l’au-delà : al-bâqiyâtu-s-sâlihât) c’est celle qui est faite accompagnée du souvenir d’Allah (prier, lire, tenir bonne compagnie à sa mère, apprendre quelque chose à son enfant, aider un frère, dire souvent al-hamdu lillah…)

  • La 3ième piste d’action : Je dois maintenir une cohésion entre mes valeurs et mes gestes car c’est ainsi que l’on renoue avec l’estime de soi (sans laquelle nous n’avons ni volonté ni courage).

Ces 3 pistes de réflexion, quoi qu’il en semble, ne sont ni égoïstes ni orgueilleuses, mais elles guident seulement vers l’accomplissement de la dignité de chacun sans laquelle il est impossible de trouver un sens à sa vie et d’être utile à son prochain. En arabe, c’est ce que l’on nomme : ‘izatu-l-muslim (la fierté du musulman). Ô mes frères, n’est-il pas venu le temps de lever la tête ? Alors commencez votre recherche : « Ma vie vaut-elle la peine d’être vécue ? …»

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 14:41

A l’époque de l’amour libre…

Autrefois, on s’épousait parce qu’on s’aimait, pour fonder une famille, pour partager (le meilleur et le pire), etc. Mais le temps a passé… Qu’enseigne notre société aujourd’hui ?

Le mariage est devenu obsolète : le taux des divorces vaut pour preuve dissuasive irréfutable

Le mariage est devenu accessoire : avec la libération des mœurs, on peut « s’appartenir » sans mention « légale »

Le mariage est devenu incompréhensible, ou même, une anti-valeur : comment concevoir le partage d’une vie, un partage de sa vie alors que l’individualisme et l’égoïsme règnent sur les esprits et ont façonné les mentalités ?

A l’instar de tout autre produit de consommation, le mariage est décliné sous de multiples variantes : concubinage, pacs, union libre, mariage gay ; aux USA, on peut s’épouser soi-même ou épouser son animal de compagnie ! Ainsi le mariage est-il devenu une union sans les valeurs qui faisaient sa valeur.

Mais alors, quelles sont ses raisons aujourd’hui, pourquoi se marie-t-on encore ? Examinons ses motifs, qui reflètent les mœurs perturbées de notre pauvre société :

On se marie par calcul ou pour l’argent (faire un « riche » mariage, simplifier son régime d’imposition, profiter d’une assurance-vie, obtenir des papiers…),

On se marie pour « se caser » parce qu’on s’est fatigué de faire tout et n’importe quoi pendant des années et des années,

On se marie pour être « fou » et justement ne pas faire comme tout le monde,

On se marie sans trop réfléchir, pour le plaisir, parce qu’on se plaît.

Mais qu’est-ce donc la plaisance ? On est bien loin de ce beau et tendre sentiment : l’amour. A l’image de notre société de consommation, l’amour est un bien de conso où on s’aime signifie alors : on se consomme : On a envie, on goûte, on s’aime, on se consomme, puis on se lasse et on se laisse. No respect.

Lors d’une journée au collège où les cours avaient cédé la place à un espace de présentation et de discussion sur le thème de la sexualité cher à notre école républicaine dénaturée, l’une des questions posées fut : « Faut-il s’aimer pour faire l’amour ? » Une jeune fille « normale » a pris la parole pour s’exclamer : « Bien sûr. » C’est alors que pendant 15 bonnes minutes, un semblant de débat s’est engagé où les animateurs de la discussion (et à leur suite - après quelques « arguments » mis en avant - l’ensemble des élèves) étaient d’accord pour affirmer le contraire. Puis ils ont tenté de convaincre l’intervenante qu’elle se trompait… Voilà ce qu’enseigne notre pauvre société. Chers parents, apprenez à vos enfants ce beau et noble sentiment : l'amour.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:23

Les enfants d’aujourd’hui, de quoi ont-ils besoin ?

Aujourd’hui comme hier, un enfant a besoin de quelqu’un pour s’occuper de lui parce qu’il ne peut s’occuper seul de lui-même et subvenir à ses besoins. Il faut donc l’aider pour que soient satisfaits ses besoins matériels nécessaires (un toit, des habits, de la nourriture, l’école...). Ceux-ci correspondent à ses droits en tant qu’enfant et aux devoirs de ses parents envers lui.

Pourtant, au-delà du matériel, l’un des besoins fondamental de l’enfant, d’hier comme d’aujourd’hui, n’est autre que l’amour ! Un enfant a besoin de se sentir aimé pour :

  • se sentir en sécurité

  • pour que naissent l’estime de soi-même et la confiance

  • pour que sa personnalité puisse se développer de façon équilibrée.

Cet article rappelle donc la double obligation pour un parent : assurer la sécurité matérielle et la sécurité affective.

A l’époque où on croit que les joies matérielles (sans fin) comblent l’enfant (alors qu’elles ne font que l’habituer à avoir et vouloir plus de choses), elles font taire et détournent son besoin d’amour. Dérivatifs pernicieux. Quand un enfant passe des heures devant un écran pour s’abstraire de la réalité (attention danger), c’est sans doute pour se distraire, s’amuser mais c’est sans doute aussi parce que quelque chose lui pèse ou lui manque. Parents, n’encourageons pas tout cela outre mesure, par notre laisser-faire. Soyons attentifs, dialoguons.

Même s’ils imitent les grands, les jeunes et les tout-jeunes enfants ont besoin d’autre chose que tout cela. Ils ont besoin d’amour et d’attention. Alors même si vous n’êtes guère disponibles, ne lui laissez pas penser que ça vous est égal parce que cette pensée le blesse et lui fait mal, il risque de vous croire indifférent.

Et même si vous n’êtes pas disponibles, efforcez-vous, prenez le temps, d’un petit jeu, d’une petite histoire, d’une bonne parole, d’un geste tendre ou d’un bisou sans condition (c’est-à-dire en dehors des quelques « horaires fixes » : matin, coucher...). Tendez les bras de temps en temps, réclamez un geste tendre pour qu’il comprenne que son affection compte pour vous et qu’il puisse ainsi penser que le lien filial qui vous unit est pleinement réciproque. Il n’y a pas de honte à cela, essayez, vous comprendrez. Et ce n'est pas un hasard si ce hadith (que tout le monde a déjà lu et relu) est parvenu jusqu'à nous :

Selon Aïcha (RA), un groupe de bédouins vint chez le Messager de Dieu et lui dirent : « Est-ce que vous embrassez vos enfants ? » Il dit : « Oui ». Ils dirent : « Nous, par contre, nous ne les embrassons jamais ». Le Messager de Dieu dit : « Que puis-je faire pour vous si Dieu a retiré la clémence de vos cœurs ? »

Ne laissez pas passer toutes ses journées (et les vôtres) sans témoigner, par de « petits riens», votre affection et votre amour. Rassurez-le. Apprenez-lui à sentir l’affection.

Puis apprenez-lui qu’au-delà de votre amour de parent, il y a un amour encore plus grand, celui d’Allah et de Son Messager. Mais, y avez-vous pensé, s’il a refoulé son besoin d’amour envers vous parce qu’il en a manqué, comment pourra-t-il le laisser s’exprimer envers Son Créateur et être croyant du fond de son coeur ?

Le bien-être mental de vos enfants est devenu plus cher que son bien-être matériel. N’hésitez-pas et ne tardez pas : Payez-en le prix. Et comme notre Prophète (BS) soyez généreux !

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 21:44

Écrit par Karima Chahdi - Hypnothérapeute et praticienne en Psychothérapie                                

Ces années durant, et cela ne fait que progresser, nous assistons à l’éclatement du couple et de la famille. Les statistiques nous démontrent sans équivoque ce fait bien réel. Il est estimé en France qu’un mariage sur trois se solde par un divorce. Il est très facile de ne pas vivre de conflits et de manifester une grande sérénité lorsque l’ont vit … seul dans une grotte ! Il en va autrement quand il s’agit de vivre avec ses semblables et plus particulièrement son conjoint.

Comment expliquer ce nombre grandissant de séparations et de divorces ? Les nouvelles générations seraient-elles plus égocentriques ou moins tolérantes que les anciennes ? La colère, les frustrations, les blessures, les accusations, les agressions, font parties de la réalité quotidienne … Qui est le bourreau, la victime ?

Quand on a tout essayé que reste-t-il ? Partir ou continuer ? Quand on décide de divorcer, qu’il soit assumé ou subi un divorce n’est jamais facile. C’est un événement qui bouleverse notre vie entière, aussi bien au niveau matériel, physique, psychologique et spirituel. C’est l’acte licite le plus détestable auprès de Dieu.

Il remet en cause les fondations d’une vie de couple, une vie à deux qui s’achève. Il ouvre une phase de turbulences et de perturbations qui peut être déstabilisante.

Comment en parler ?

Témoigner de son histoire, de son ressenti, c’est casser un tabou qui a encore malheureusement la vie dure dans notre société.

Notre vie terrestre est une continuelle bataille et ce n’est pas facile ! Tout avec nous-mêmes et raison de plus avec son conjoint. Dieu n’a-t-Il pas dit « qu’Il a crée l’être humain dans une vie de lutte ! » (Sourate al Balad).

A chacun son histoire, son éducation, son vécu et j’ajouterai ses aspirations. Parfois le besoin de se réaliser et de se différencier de l’autre apparaît. Or cette tentative de l’un peut être perçue comme un abandon par l’autre. Pour ce dernier, la différence n’est pas un enrichissement mais une séparation, donc un conflit : «Si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi». Voilà comment apparaissent les difficultés relationnelles.

Comment faire le deuil de son mariage, le deuil de la relation que l’on a imaginé, espérer avec son conjoint. Parce qu’à un moment donné quand on souffre dans la relation, que l’on se sent perdre son identité, perdre son espace, il faut savoir arrêter une histoire. La question à se poser est en regard d’un choix : vivre ou survivre, avancer ou stagner.

Il y a des personnes pour qui le divorce a été libérateur, cela leur révèle leur propre capacité à décider, à refuser ce qu’elles ne veulent pas, même si elles ne savent pas encore, consciemment, ce qu’elles souhaitent au plus profond d’elles-même.

Pour d’autres ce sera le besoin de se donner le temps de souffrir. Le premier réflexe sera de vouloir oublier, occuper son esprit à autre chose, car y penser cela fait mal, angoisse ; et le danger c’est quand on fuit son chagrin, sachant qu’ il ne tarde jamais à vous rattraper, alors autant lui donner sa part en pleine conscience, afin de réparer ce qu’il y a à réparer, d’évoluer et de s’améliorer dans une nouvelle relation épanouissante.

Grandir implique des risques à prendre, des craintes à surmonter, des souffrances à dépasser.

Refuser de divorcer pour préserver ses enfants : est-ce la bonne solution ?

Il n’y a pas de réponse toute faite, chaque cas est particulier. Et cette douloureuse interrogation repose sur une double problématique : un désir profond de protéger ses enfants, la nécessité de se séparer.

Quand il y a des enfants, il est vrai que la rupture entraîne de grands changements familiaux. Le divorce des parents est toujours vécu, au départ, comme une épreuve douloureuse par l’enfant. Tout d’abord rassurer encore et encore sur l’amour que les parents portent à leurs enfants même s’ils sont séparés. Leur répéter qu’ils n’ont aucune responsabilité dans leur divorce/séparation, et qu’ils peuvent se comporter «en enfant » sans craindre de perdre l’un des deux parents. C’est aussi les accompagner, communiquer avec eux de ce que vous ressentez sans accusez l’autre. C’est leur donner l’occasion, d’une part, de mesurer la place qu’ils occupent pour leurs parents, c’est leur assurer qu’ils comptent. Et d’autre part leur apprendre que la séparation n’est pas une catastrophe irrémédiable, qu’après l’orage il y a le beau temps.

C’est le couple conjugal qui se sépare, pas le couple parental. Et il est aussi nécessaire de leur donner le droit de poser des questions et d’en parler, s’ils en ont besoin, avec des amis de la famille et même en dehors du cercle familial. Le divorce n’est pas un secret honteux.

Quand les enfants témoignent d’une souffrance vécue face à des parents qui ne se séparent pas, qui ne se parlent plus, ne se regardent plus : Certains enfants devenus adultes aujourd’hui auraient préféré voir leurs parents séparés plutôt que de vivre l’angoisse du silence (absence d’échanges) ou des disputes incessantes.

Les témoignages d’enfants que je reçois sont édifiants en ce sens et sur la probable culpabilité qu’ils peuvent porter. Très réceptifs à ce climat de tension, certains tentent même de les réconcilier et se sentent investis par cette mission de réconciliation.

Pour conclure

Pour se maintenir un couple doit changer, évoluer, se transformer, élargir ses horizons, approfondir ses modes de communication. Cela demande parfois du courage, de se remettre en question et de redéfinir sa relation avec l’autre. Un couple qui dure est un couple qui accepte les différences et qui transforme la situation de façon à être de nouveau satisfait.  Accepter l’idée que vous n’êtes responsable que de votre « extrémité de la relation », inviter l’autre à être responsable de la sienne.

Vouloir changer l’autre, c’est difficile. Mais on peut le faire évoluer en se comportant soi-même différemment. L’humilité, constitue une bonne approche. C’est sur soi qu’il faut travailler et non sur l’autre. Le lien conjugal est un projet qui comme tous les projets de notre vie doit être un champ pour la Vie Dernière. Dieu nous dit : « JE ne changerai rien en un peuple, tant qu’il n’aura rien changé en lui-même. »

 

J’aimerais rajouter qu’un divorce ne doit pas se vivre comme un échec

exprimez vos émotions, ne les refoulez pas, elles vous amèneront à de nouvelles prises de conscience.

Ne culpabilisez pas, car la culpabilité est mauvaise conseillère.

Et enfin profitez de cette épreuve pour en tirer les enseignements, ce qu’elle vous apprend sur vous-mêmes ce qu’elle a mis en valeur par ailleurs.

Notre vie ici-bas n’est qu’un examen de passage. Puissiez-vous trouver la Paix !

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 19:26

J’ai 20 ans, dans le salon, des étrangers sont venus nous rendre visite. D’ici quelques jours Incha ‘Allah je serais mariée, j’espère que je vais lui plaire.


J’ai 20 ans, je fais mes bagages pour aller vivre avec lui, il a trouvé un travail en France. Mon bled, tu vas me manquer.

J’ai 20 ans et je prépare un thé car il va rentrer du travail, je l’ai attendu toute la journée car je me sens un peu seule dans cette pièce.

J’ai 21 ans, elle fait ses premiers pas et nous sommes fiers de vêtir nos plus beaux vêtements pour poser devant le photographe.

J’ai 22 ans et je prépare 2 biberons, il s’appellera Mouhammad, comme mon papa.

J’ai 23 ans, je connais par cœur cette cuisine, tous les jours je prépare à manger pour nos 3 enfants et mon mari. Je le fais avec amour, même si parfois je suis débordée, alors je n’ai jamais le temps de sortir.

J’ai 25 ans et j’aime mes 4 enfants.

J’ai 30 ans, nous avons trouvé une petite maison pour nous et nos 7 enfants.

Tous les matins je me lève tôt, je dois être parfaite lorsqu’ils prennent leurs petits déjeuners. Je veux que mes enfants travaillent bien à l’école, c’est pourquoi tous les matins je prépare leur sac avec amour même si parfois j’appréhende la journée car je vais être seule.

Tous les matins la cafetière siffle, je lui prépare son thermos.

J’ai 40 ans, je prépare toujours le thermos de café.

J’ai 40 ans et des étrangers sont venus nous rendre visite. D’ici quelques jours, elle sera mariée, j’espère qu’elle va lui plaire. Elle a 20 ans, elle fait ses bagages pour aller vivre avec lui.

J’ai 50 ans, je connais les moindres recoins et bruits de cette maison, elle est vide sans eux.

J’ai 50 ans... mes cheveux prennent une couleur cendrée, des rides se dessinent sur mon visage, lorsque je souris dans le miroir, j’ai changé. A 20 ans, j’étais brune et ma peau était aussi douce que la pêche.

J’ai 60 ans, cela fait 40 ans que je me lève à 7h00. 40 ans que je fais le ménage, 40 ans que je pense à mes enfants. Je suis heureuse, ils sont grands maintenant.

Maintenant, à 65 ans, je tricote la journée, car ils sont grands maintenant. Je tricote car mon dos s’est courbé et il me fait mal parfois. Et puis je n’ai qu’une envie, rester sous la couette avec un chocolat chaud. J’ai souvent froid maintenant.

Le téléphone est proche de moi, mon cœur bats la chamade lorsqu’il sonne !!! Je suis heureuse de parler à mes petits-enfants.

Vous comprenez pourquoi :

Quand je hurle en m’exprimant, c’est pour qu’ils m’entendent.

Ils ont tellement l’habitude de me voir dans la cuisine, que je suis devenue comme la télévision : un bruit de fond.

Quand elle sort avec ses copines, au bout de 5 minutes je l’appelle, c’est parce qu’elle me manque déjà, elle pense que je ne la laisse pas vivre.

Quand je la gronde lorsqu’elle ne m’a pas prévenue qu’elle aurait du retard, pourtant chaque seconde je me suis inquiétée, pensant aux pires malheurs, en vérité c’est parce que je l’aime.

Quand je baisse la tête lorsque ma fille me dit : « Mais tu comprends jamais rien. » J’ai juste envie de lui dire que je l’aime.

Vous vous souvenez, j’avais 20 ans...

 article-4-blog-FM.jpg

« Ton Seigneur en a décidé ainsi : Que vous n’adoriez que Lui et de traiter les deux parents avec bienveillance. Si l’un d’eux ou tous deux atteignent chez toi la vieillesse, ne leur dis pas « ouf », ne leur réponds pas avec brutalité et tiens-leur un langage généreux.
 Baisse pour eux l’aile de l’humilité par miséricorde et dis : « Seigneur ! Aie-les en Ta clémence comme ils m’ont élevé enfant. » »


Sourate 17, Al-Isra (Le voyage nocturne), versets 23-24

 

Ô Allah ! Aide nous à combattre les tentations de ce bas-monde et Donne-nous la crainte de ne jamais blesser nos parents,

Pardonne-nous de l’ingratitude et de notre mauvais comportement envers nos pères et mères,

Adoucit nos cœurs afin que nous leur tenions un langage comme tu voudrais que nous leur tenions,

                                                                      Amine !

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 10:32

 

 

cadeau.jpg"Tiens, j'ai un cadeau pour toi !"

 

 

Un cadeau nous est tendu et voilà que le sourire emballe tout notre visage presque simultanément, le coeur, lui se dilate et s'emplit de joie. Certainement, chacun connaît l'effet de cette parole lorsqu'elle lui est adressée ; on aime naturellement recevoir des présents.

Les enfants sont encore plus marqués par les surprises, des sauts de lapin dans toute la maison et des cris à tue-tête témoignent de leur gaieté. 

On apprécie de voir notre enfant dans cette état d'euphorie. On sent que là on a touché son petit coeur et on espère que son amour à notre égard en sera grandi.


 

L'importance des cadeaux en Islam

 

Le Prophète (saw) souligne l'effet positif produit par un échange de cadeaux sur les sentiments : "Offrez-vous des cadeaux, vous vous aimerez les uns les autres. " (Al-Boukhari)

 

Il ne ratait pas une occasion pour réjouir un enfant en lui offrant même parfois un cadeau qui lui était destiné. Les deux anecdotes suivantes relatent ce caractère doux qu'il avait vis à vis des plus jeunes :


"Un jour on ramena des cadeaux au Messager d'Allah (saw) de la part du roir d'Ethiopie. Il y avait des bijoux, une bague portant un anneau éthiopien. L'Envoyé d'Allah (saw) la prit avec un bâton ou par les bouts des doigts sans lui prêter attention. Il appela sa petite-fille Oumâma (fille de Zaynab) et lui dit alors : 'orne-toi avec ceci'." (Abou Daoud, Ibn Majah, Ahmed)

 

Notons ici la douce parole qui accompagne le geste.

 

"On apporta un peu des primeurs récoltes au Messager d'Allah (saw), il invoqua alors : 'Ô Allah bénis notre ville, bénis notre récolte, bénis notre 'Monde', bénis notre 'Sâa'. Puis il le donna aux plus jeunes des enfants présents." (Mouslim)

 

Ce hadith nous montre que le Prophète (saw) était généreux avec tous les enfants et non pas seulement ceux de sa famille.


 

Offrir avec ou sans limite

 

Une question se pose : doit-on inonder notre enfant de cadeaux ? Doit-on céder à tous ses caprices ? Doit-on acheter la paix par les surprises ?

 

A l'exemple du Messager d'Allah (saw), un présent peut-être distribué dans le but de raviver un sentiment d'attache entre les parents et son enfant. D'autres situations peuvent aussi amener à emballer un petit cadeau, par exemple :

 

- à l'occasion de l'Aïd (pour rendre ce jour encore plus joyeux et pour que l'enfant lui donne toute son importance) ;

- pour le récompenser des efforts qu'il a fournis à la maison, à l'école, dans l'apprentissage du Coran...

- pour le soulager d'une maladie ou d'un grand chagrin ;

 

Le cadeau doit rester proportionnel à la raison pour laquelle il est offert. Faire plaisir ne doit pas rimer avec gaspiller "car les gaspilleurs sont les frères des diables." (Coran : 17, 27)

 

Chacun doit aussi veiller à ne pas tomber dans le piège de gâter son enfant, comportement très néfaste pour sa foi. A trop recevoir, il apprend à trop convoiter le matériel et les biens de ce bas-monde. Il se centre sur lui-même, n'apprend pas le manque, ni le contentement. Le Prophète (saw) nous a mis en garde contre cette tendance à la gourmandise :

 

« Si l’Homme avait une rivière d’or, il en voudrait une deuxième et si il en avait une deuxième il en voudrait une troisième mais il n’y a que la terre pour combler les yeux de l’enfant d’Adam (la tombe). » (Al-Boukhari et Mouslim)

 

L'enfant gâté par les biens matériels a une vision du monde sans lois et sans difficulté. Ce regard erroné l'handicape fortement lorsqu'il se trouve devant une impasse, un défi qui nécessite combativité, don de soi et sacrifice sur son égo. Son intégration au sein d'un groupe est complexe, car, là aussi, elle exige un effort sur sa personne pour s'adapter aux autres. L'acceptation de l'autorité lui fait également défaut que ce soit à la maison ou dans d'autres milieux.

Tant que l'enfant continue à être comblé de biens sans limite, toutes ces complications s'intensifient ; et elles le désserviront davantage en grandissant.

 

Toutefois, il est encore temps de freîner ce processus et de modifier lentement mais sûrement les règles relatives à la distribution de cadeaux.


 

Le meilleur cadeau... et le plus cher

 

Si vous sondez votre enfant sur le plus beau cadeau qu'il aimerait recevoir, il ne manquerait certainement pas d'idées et vous rédigerait sur le champ une longue liste des derniers gadgets à la mode. Mais comme nous venons de le préciser, combler de tels désirs n'est pas favorable pour le développement spirituel, moral et social de l'enfant.

 

L'enfant a des besoins qui sont encore plus importants tels l'affection, l'encouragement, la présence des parents... Aussi, en guise de récompense, on peut proposer une sortie, passer un moment ensemble à préparer un bon gâteau, réaliser une activité manuelle avec son enfant... Ce type de cadeau gagne davantage son coeur et crée une grande complicité avec son bambin. Ici le cadeau est partagé, tandis que dans le cas d'un jouet, seul l'enfant en profite cloîtré dans sa chambre.

 

Pour connaître le meilleur don à faire, écoutons notre Prophète (saw) :

"Le meilleur présent qu'un parent puisse faire à son enfant, c'est une bonne éducation." (Al-Boukhari)

 

A compter le temps et l'énergie que ce don requiert, il est aisé d'évaluer sa valeur. Une bonne éducation procure un bienfait immense à l'enfant, elle lui permet de connaître son Créateur, de L'aimer, d'aimer le Prophète (saw), de suivre sa sounna, de devenir un fervent musulman, actif dans sa société... Elle lui procure un bien-être et un équilibre dans cette vie et dans l'autre. La bonne éducation est donc un cadeau éternel, et dans cette vie vous pouvez le gâter de ce présent sans limite. 


 

Qu'Allah permette à chaque parent d'offrir le meilleur à son enfant.


 

Fatima M.Z

 


 


 

 


 


 


 


 



 


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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 10:13
Comment profiter de cette fin de vacances
 
 
fin-vacances.pngDans quelques jours, ce sera pour la majorité des enfants et des parents la reprise du chemin tant connu de l'école, celui qui sera arpenté 2 à 4 fois par jour.
 
A cette date, un ptit QCM s'impose : Qu'avez-vous prévu pour cette fin de vacances ? Réponses à cocher : dor-mi-r beaucoup, sortir beaucoup, veiller devant la tv encore plus tard, ne rien faire... et pour les retardataires ;-)  faire les devoirs en espérant les terminer à temps !
 
Chacun choisira en effet sa façon de profiter du temps libre avant l'occupation. L'essentiel est de se rappeler que ce temps libre est précieux et que chaque activité pourra témoigner en notre faveur :)) ou contre nous :( le jour dernier. Voici quelques conseils pour espérer un bon témoignage.
 
Check liste pour finir agréablement ces holidays :
 
<> Qui dit école dit réveil tôt, donc dès aujourd'hui essayez de reprendre un rythme normal en évitant veillées tv et grasses matinée.
 
<> Qui dit école dit devoirs, s'ils ne sont pas terminés bismillah on ouvre l'agenda et on prie Allah pour ne pas stresser. Si tout est bouclé, macha Allah ! Mais des petites révisions ne seront pas de trop, histoire de retourner en classe avec les cours dans la tête (et non pas les dessins animés et films visionnés).
 
<> Si votre enfant appréhende de revoir son enseignant, discutez avec lui des raisons de cette crainte et rassurez-le. Si l'angoisse des notes le paralyse, rappelez-lui que "Dieu n'impose à aucune âme une charge supérieure à ses capacités" (Coran : 2, 286). L'essentiel pour le musulman est d'apprendre et de donner son maximum. Les Anges inscrivent tous ses efforts et Allah l'en récompensera incha Allah. Les notes les plus importantes sont celles décernées par le Miséricordieux. Exhortez-le à faire des invocations pour qu'Allah l'apaise et lui accorde la réussite, "[...] n'est-ce point par l'évocation d'Allah que les coeurs s'apaisent ?" (Coran : 13, 28) Ces rappels l'aideront ainsi que vous à détresser.
 Si besoin prenez rendez-vous avec les responsables scolaires.
 
<> Profitez des vacances pour faire prier votre enfant à l'heure, car avec le rythme scolaire ce n'est pas toujours évident. Multipliez aussi les prières à la mosquée si possible.
 
<> Profitez du temps libre restant pour faire des activités qui augmenteront la foi de votre bambin : sorties éducatives, activités ludiques autour de la religion ou visites comme aimait le faire le Prophète (saw) à la famille, aux voisins, aux malades, aux frères et soeurs de la oumma. Cette histoire relatée par le Messager d'Allah (saw) vous motivera certainement :
"Un homme rendit visite à un de ses frères dans une autre ville , Allah envoya sur sa route un ange , lorsqu’il arriva à lui , il lui dit : ‘Où vas-tu ?’ Il dit : ‘Je vais rendre visite à un de mes frères dans cette ville.’Il dit : ‘Est-ce que tu veux de lui quelque bienfait ?’ Il dit : ‘Non , tout simplement je l’aime pour Allah’. Il dit : ‘Je suis un messager envoyé par Allah pour t’annoncer qu’Allah t’aime comme tu l’as aimé pour Lui.’" (Mouslim)
 
<> Enfin, prenez une bonne résolution : ne plus mettre de pression votre progéniture concernanttawhid.jpg l'école et les devoirs ; ni à vous même d'ailleurs. Il est clair que nous vivons dans une société où la culture des notes prime au-dessus de tout parfois même au-dessus de l'adoration qui est notre moteur dans cette vie, comme le stipule le verset : "Je n'ai créé les djins et les humains que pour qu'ils M'adorent." (Coran : 51, 56)
Malgré que ce soit difficile d'aller à l'encontre de cette pression sociale, essayez de puiser dans votre foi, dans votre confiance en Allah, pour ne pas transmettre à votre enfant ce stress et cette quête acharnée de la première place. Animez-le plutôt de la recherche de la Satisfaction divine. Pour renverser la tendance, invitez-le à renouveler son intention à chaque fois qu'il s'apprêtera à fouler le chemin de l'école et aidez-le à s'épanouir sur tous les plans : spirituel, moral, intellectuel et physique.
Sur ces quelques conseils, je souhaite à tous les jeunes musulmans, ainsi qu'à leurs parents, un retour à l'école avec un état d'esprit nouveau et un coeur apaisé inchaAllah. Qu'Allah vous préserve et vous accorde la réussite dans les deux vies.

Fatima M.Z
 
 
 
 
 
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:51

Comment gérer les conflits entre frères et soeurs ?

dispute-frere-soeur.jpgLe phénomène du conflit n'épargne aucune famille, car il est tout simplement naturel. Mais pour autant il peut être ravageur et détruire le sérénité familiale. Il est donc nécessaire de savoir éteindre le feu quand il s'allume entre les frères et sœurs. Avant tout, il est primordial de déceler l'origine de la dispute pour agir en conséquence.

Quelles sont les causes des disputes ?

Les disputes tirent leur essence de différentes racines, des émotions totalement naturelles :

- la colère déclenchée par une situation non appréciée

- la jalousie, le sentiment d'avoir moins que l'autre

- le mépris, la moquerie d'un membre de la famille

- le besoin de se défendre face à une attaque verbale ou physique

- la sensation d'être victime d'injustice de la part d'un frère ou des parents

- l'intrusion dans les affaires personnelles

- la contrariété qui peut naître à l'extérieur, à l'école mais refoulée et transformée en agressivité à la maison

- le besoin de s'affirmer, d'exister au sein de la fratrie souvent ressenti par un enfant qui se sent mis à l'écart ou moins valorisé qu'un autre

- le manque d'affection et d'attention

- etc...

 

Dans chacune de ces situations, l'enfant ressent un mal profond qu'il ne peut contenir dans son cœur en pleine ébullition. Il ressent alors le besoin d'exprimer ce mal être et le moyen utilisé est le conflit. Lorsqu'il est jeune, il en vient très facilement aux mains pour contrer son incapacité à dire ses émotions, il parle avec des coups. La bagarre se retrouve aussi chez les plus grands mais à ce stade elle peut prendre des tournures très dangereuses; c'est également le cas lorsque la différence d'âge dans la fratrie est importante. Cependant bien que les conflits ne s'embrasent pas toujours en combat, les chamaillades peuvent être virulentes et empoisonner le bonheur familial.

Comment gérer ces disputes ?

Pour préserver son foyer de ces dérapages aux lourdes conséquences, plusieurs conseils sont à mettre en pratique.

Etape 1 : Calmer la colère

Souvent le premier réflexe du parent qui surprend une dispute c'est de lever le ton au-dessus de ceux des protagonistes en espérant faire baisser le volume. Crier pour calmer les cris ? Malheureusement ça ne donne pas forcément le résultat escompté et pire encore ça apprend aux enfants à parler de plus en plus fort. Et de cette manière l'arbitre est rapidement gagner par la colère, alors né un cercle vicieux et infernal.

Ici, mieux vaut arriver sereinement et dire cette parole adressée par le sage Loqman à son fils : [...] baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c'est bien la voix des ânes. (Coran : 31, 19)

Le second malheureux réflexe amène à faire une analyse ultra-rapide de la situation et à porter un jugement sur le conflit, à prendre parti à tort de celui qui se plaint le plus ou qui a l'air le plus mal en point.

A ce stade, la règle d'or consiste à ne pas se prononcer sur la chamaillade mais plutôt à adoucir les nerfs de chacun. Pour cela, suivons tout naturellement le meilleur des conseillers, notre bien-aimé Prophète (saw). Pour éteindre la braise allumée par chaytane, quatre actions sont bénéfiques :

- Dire a'oudhou bi-Llahi mina chaytani rajim comme nous l’enseigne le Prophète (saw) à travers cet épisode : Deux hommes s’insultaient en présence du Prophète. L’un d'eux injuriait l’autre si violemment que son visage s’empourpra de colère. Le Prophète (saw) dit : « Je connais une parole qui fera disparaître sa colère s’il la prononce. C’est : ‘Je demande refuge auprès d'Allah contre Satan le lapidé’ ». (Al-Boukhari et Mouslim)eau-robinet.jpg

- Faire ses ablutions pour éteindre la chaleur ardente de corps. Le Prophète a dit : « La colère provient de Satan. Et Satan a été créé de feu. Que celui d’entre vous qui se met en colère, fasse ses petites ablutions. » (Ahmad, Abou Daoud)

- Changer de position comme le préconise le Prophète : « Que celui d’entre vous qui se met en colère s’assoit s’il est debout. Si sa colère ne se dissipe pas qu’il s’allonge sur le côté. » C’est parce que celui qui se tient debout est plutôt prédisposé à la vengeance, alors que celui qui est assis ou allongé, en est éloigné. » (Ahmad, Abou daoud)

- Garder le silence : conseil répété trois fois par le Prophète (saw) : « S’il l’un d’entre vous se met en colère, qu’il se taise. » (Ahmad, At-tirmidhi, Abou Daoud)

Mettez donc un terme net au verbiage en proposant de reporter la discussion à plus tard.

Etape 2 : Laisser chacun s'exprimer

Que l'enfant soit très jeune ou adolescent, il est important de lui offrir la possibilité d'expliquer avec ses mots ce qui s'est passé. A vous de rester objectif et attentif à chaque terme utilisé, en essayant de déceler ce qui peut se cacher derrière cette colère, car parfois il reste des non-dits camouflés par de fausses excuses. Même si vous êtes très occupé, trouvez un moment pour ce mini-groupe de paroles. Cet instant accordé aux enfants n'est pas une perte de temps, loin de là. Cela vous aidera à mieux connaître vos enfants et l'ambiance familiale en ressortira plus apaisée.

Etape 3 : La demande de pardon

Apprendre aux enfants à reconnaître leur part de responsabilité dans un conflit est très formateur pour leur avenir social. Aussi, leur inculquer l’effort des excuses (demander pardon et pardonner) est salvateur pour leur vie de croyant. En s’y appliquant, ils feront partie incha Allah de ceux dont Allah fait l’éloge dans Son Livre-Saint qui sont ceux  « qui refoulent leur colère et qui pardonnent aux gens. Et Allah aime ceux qui font bien les choses » (Coran : 3, 134). Ils seront élevés comme le rappelle ce hadith : « Allah élèvera [le degré de] celui qui pardonne pour l’amour d’Allah. » (Mouslim) et ils acquerront un doux caractère empreint de mansuétude, de compassion et de tolérance.

Toujours en référence à nos principes de justice islamiques, le conflit doit se solder également par une réparation si le bien de l’un a été endommagé. Prenons le cas fréquent où un enfant casse le jouet de son frère, il peut lui offrir en échange l’un de ses propres biens ou participer à son rachat s’il a un peu d’argent de poche…

Enfin, pour un résultat durable, incitez le ou les fauteurs à se réformer, à prendre de nouvelles résolutions et à adopter un comportement plus fraternel. Sa récompense sera énorme auprès du Seigneur comme Il l’a promis : « … Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allah… » (Coran : 42, 40)

Etape 4 : L’heure de la réconciliation

Dans le sens que l’Islam veut donner à notre vie,  « … la réconciliation est meilleure » (Coran : 4,128) contrairement à l’attitude qui consiste à éloigner les enfants les uns des autres pour avoir « la paix ». Mais cette paix ne peut durer que si elle pénètre leur petit cœur.

Pour y parvenir, vous pouvez suivre la stratégie des compliments croisés : vous prenez à part chaque enfant et vous lui rapporter ce que l’autre pense de lui en bien. Et d’ailleurs même le mensonge devient licite pour réconcilier deux individus comme le relate ce hadith :

Oum Kalthoum bintou 'Ouqba a dit : « Je n'ai pas entendu le Prophète (saw) autoriser des propos communément dits mensonges en dehors de ces trois cas : la réconciliation entre les gens, la guerre et les changes entre époux. »(Mouslim)

Lui rappeler les bons moments passés ensemble aura aussi un effet positif sur la relation fraternelle.

Organiser des activités familiales de détente est une autre alternative pour consolider l’amour de la fratrie.

Astuces pour anticiper les disputes 

Bien que les conflits au sein de la fratrie soient inévitables, il est toutefois possible de diminuer leur nombre et leur intensité en anticipant quelque peu. Pour cela, quelques petits conseils à garder sous la main :

-          L’ennui prenant souvent le rôle de l’allumette qui embrase les relations, essayez de l’enrayer en occupant vos enfants. Si un seul d’entre eux n’arrive pas à combler son temps libre (nécessaire à l’enfant !), proposez-lui de vous aider à préparer le dîner (faire la salade, préparer la pile d’assiettes…). Souvenez-vous qu’une personne qui flâne sera rapidement gagnée par chaytane qui lui trouvera une occupation à sa façon !

-          Au lieu d’intervenir qu’en cas de mésentente, prenez la simple habitude de rendre visite à vos enfants lorsqu’ils jouent tranquillement dans leur chambre et de les féliciter. Rien de mieux qu’un compliment pour les encourager à maintenir le calme entre eux.

-          Lorsque vos enfants rentrent de l’école, offrez-leur un accueil empreint d’affection et d’écoute. Après leur journée éreintante tant physiquement que moralement, ils ont besoin de vider leur sac verbalement. Un enfant qui est privé de ce moment de paroles ou qui reste muet lorsqu’on le questionne peut être sujet à des refoulements qui s’exprimeront tôt ou tard d’une manière plus physique.

-          Eviter les disputes de couple devant les enfants, car votre progéniture reflète votre attitude. Il vous sera par la suite difficile de les convaincre de faire la paix entre eux ou de baisser la voix s’ils sont témoins de vos emportements conjugaux.

En conclusion, terminons sur une touche encourageante : les conflits et l’apprentissage de leur gestion font partie de la construction de l’enfant tant au niveau social que spirituel. Ils l’éduquent à se comporter avec ses pairs, à faire un travail sur son nafs, afin d’user de la meilleure des façons pour aborder les différents avec les amis, les concitoyens… De plus, au sein de la famille, ces disputes permettent à chacun de mieux se connaître (découverte de sa propre sensibilité, de son caractère…) et à l’ensemble de s’entre-connaître.

oumma solidaireUn dernier point pour rappeler que la gestion des conflits doit impliquer les deux parents (si possible), car en cas d’arbitre unique, les nerfs craqueront plus vite et ce serait néfaste pour l’ambiance familiale. Le couple doit rester solidaire dans les bons moments comme dans les mauvais. Si toutefois, les parents ne parviennent pas à rétablir la bonne entente au sein de la fratrie, il s’avérera utile de chercher de l’aide auprès de la famille plus élargie : grands-parents, oncles, tantes… ou des amis. Il est du rôle de la oumma de s’entraider sur ce plan, d’être un relais comme le préconise le Coran : « Entraidez-vous dans les bonnes œuvres et la piété » (Coran : 5, 2). Lorsque la solidarité prime sur l’individualisme, c’est tout le monde qui en ressort gagnant incha Allah.

Dans les cas les plus ingérables, le recours à un professionnel (psychologue) doit être envisagé pour préserver le bonheur familial.

En espérant que ces conseils porteront leur fruit au sein de votre tribu, n’oublions jamais que l’effort vient de nous mais que le résultat émane du Tout Puissant. Alors invoquons-Le pour qu’Il couvre nos familles de Sa Miséricorde, qu’Il les protège, qu’Il fasse de nos enfants de pieux serviteurs et de nous des guides pour la oumma.

Fatima M.Z

 

 

 

 

 

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 15:43

 

  parents familles islamique musulmane2338277691 1

 

Le prophète (pbsl) a dit : " Un parent ne peut rien léguer de mieux à son enfant qu’une bonne éducation."

 

Voici quelques règles de base d’une éducation musulmane 

- Une stabilité du couple, dont la relation est faite de tendresse et de bonté.

- Un lien affectif profond liant les parents aux enfants.

- Une éducation spirituelle et morale.

- Une formation intellectuelle.

- Une éducation physique.

- Une préparation psychologique.

- Une insertion sociale à travers l’apprentissage des règles de bienséance islamique.

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:30

Je vous propose aujourd'hui de méditer cette parole de notre bien-aimé Prophète (Paix et Bénédictions d'Allah sur lui) essentielle pour le rôle des parents :

« Vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau : l’imam (guide) est un berger pour les gens qu’il dirige et l’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère au sein du foyer conjugal et elle sera responsable de son troupeau. Le domestique est un berger par rapport aux biens de son patron et il est responsable de son troupeau ». Il dit ensuite : je crois qu’il a ajouté : « l’homme est un berger par rapport aux biens de son père et il est responsable de son troupeau. Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux ». (rapporté par al-Boukhari, 853 et par Mouslim, 1829).


Cette image du berger est très parlante soubhan Allah, ainsi se caractérisait l'art de communiquer du Prophète (Paix et Bénédictions d'Allah sur lui).

Ce hadith nous rappelle notre priorité en tant que parents, notre responsabilité première. Notre famille est notre troupeau et nous devons le protéger des attaques des bêtes sauvages. Nous devons veiller à ce qu'aucun membre ne s'égare, car le danger règne à quelque pas de chez nous seulement.

Il est utile de se remémorrer souvent ce hadith, car il nous aide à ne pas inverser nos priorités, ce qui peut arriver facilement... quand le travail passe avant la famille ou les divertissements ou les amis...

Grâce au rappel, on revient toujours sur la bonne Voie incha Allah. Al-hamdoulillah.

Qu'Allah nous guide, nous aide à accomplir nos devoirs et préserve nos familles.



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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 09:00
 
Ma chère Maman,
 
 
A 3 ans, on dit : "Maman je t'aime."
A 10 ans " Maman n'importe quoi!"
A16 ans " Ahhh! ma mère m'énerve"
A 18 ans " Je veux partir de cette maison."
A 25 ans " Maman t'avais raison."
A 30 ans " Je veux retourner chez ma mère."
A 50 ans " Je ne veux pas perdre ma mère."
A70ans " Je donnerais n'importe quoi pour que ma mère soit là."
ON A QU'UNE MÈRE
A méditer quelque soit votre âge...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:00

D'après Ka'b Ibn Oujra (qu'Allah l'agrée), le Prophète (Paix et Bénédictions de Dieu sur lui) était avec ses compagnons lorsque passa un homme plein de vivacité et d'énergie.

Les compagnons ont dit au Prophète (Paix et Bénédictions de Dieu sur lui) : "Si seulement cela était utilisé dans le sentier d'Allah".

Le Prophète (Paix et Bénédictions de Dieu sur lui) a dit: "S'il est sorti pour travailler pour ses jeunes enfants, il est dans le sentier d'Allah. S'il est sorti pour travailler pour ses deux parents âgés, il est dans le sentier d'Allah. S'il est sorti pour travailler pour lui même afin de ne pas mendier, il est dans le sentier d'Allah et s'il est sorti pour travailler par ostentation et vantardise, il est dans le sentier de Chaytane ».

Hadith rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Taghrib n°1692

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